22 août 2022 · Par Darius Stan
Comment préparer un flat white ? Imaginez un cappuccino avec l’accent australien !

Comment préparer un flat white ? Imaginez un cappuccino avec l’accent australien !
Adieu cappuccino, vive le flat white ! Rares sont les sujets qui ont suscité des débats aussi animés dans le monde du café que la disparition du cappuccino. Starbucks a discrètement retiré cette boisson de sa carte depuis quelque temps, et les baristas du monde entier lèvent les yeux au ciel quand un imbécile en commande un dans leur café.
Parce que si vous êtes un peu dans l’air du temps, vous commandez un flat white ! C’est le frère branché du cappuccino…
La raison est simple, si l’on en croit les nombreux articles et débats en ligne sur le sujet : le cappuccino est bien trop souvent mal préparé !
Il est question du rapport entre la mousse de lait et l’espresso – et de l’ordre dans lequel les liquides sont versés dans le verre ou la tasse – ce qui transforme trop souvent un cappuccino en latte macchiato.
Pour être honnête, je trouve tout cela un peu épuisant. On met tellement de pression sur les épaules du flat white que cette boisson lactée est même censée combler l’écart entre un espresso macchiato et un latte…
Mais est-ce possible ? Qu’est-ce qu’un flat white, exactement ? Comment le préparer ? Existe-t-il une recette ultime de flat white ? Pourquoi cette nouvelle boisson au café très lactée serait-elle tellement meilleure qu’un cappuccino ? Et peut-on vraiment sentir la différence ? Découvrons-le ensemble ci-dessous !
Flat white et cappuccino : similitudes, différences et secret de la mousse de lait
Le cappuccino est italien et doit son nom au « chapeau de mousse de lait » (ou « capuchon » en italien) qui coiffe l’espresso dans une tasse d’environ 180 ml. Selon les Italiens eux-mêmes, une légère « forme sphérique » est primordiale.
Au fil du temps, il est toutefois devenu une boisson servie dans une tasse gigantesque, avec la mousse de lait empilée aussi haut que possible – comme s’il y avait un prix à gagner pour la « tour de mousse » la plus haute.
Le chocolat est délicieux, tout comme la crème fouettée – là-dessus, nous sommes d’accord. Alors on saupoudre le cappuccino de cacao en poudre et on y ajoute de la crème. Ça ne peut pas être mauvais !
Ah oui, puis quelqu’un a inventé la stupide règle des ⅓ : un tiers d’espresso, un tiers de lait chaud, un tiers de mousse de lait. J’imagine les Italiens lever les yeux au ciel !
En d’autres termes : il ne reste plus grand-chose du cappuccino d’origine. Un parfait exemple de la façon dont le café italien est dénaturé hors d’Italie !
Et tandis que le monde entier « réinventait » le cappuccino, quelque chose de complètement différent se préparait en Australie…
Le « Down Under » a toujours été un pays d’immigrants (britanniques), alors les Italiens sont eux aussi venus au pays de Crocodile Dundee. Et ils ont apporté avec eux toute leur culture du café, cappuccino compris (préparé comme il se doit à l’époque).
Mais nous savons tous que les Britanniques préfèrent le thé. C’est de ce choc des cultures qu’est né le flat white :
La base d’un espresso et la mousse de lait ont été conservées, tout comme la taille d’origine de la tasse. Cependant, les Australiens ont rendu la mousse de lait beaucoup plus fluide, pour pouvoir (en théorie, ou pas) l’ajouter aussi à leur thé. Pourtant, quelqu’un a ajouté cette mousse de lait digne du thé au café, et le flat white est né !
Au début, de nombreux Australiens se sont probablement demandé « Qu’est-ce qu’un flat white ? », mais aujourd’hui, les amateurs de café du monde entier savent que le « flat white » doit son nom à sa mousse moins ferme, qui reste donc « plate » dans la tasse. Et qu’importe le nom : avec une telle quantité de mousse de lait, la boisson prend une couleur assez claire.
Recette :
1 petit espresso 100 à 150 ml de lait soigneusement moussé C’est tout ! Vraiment ! Pas de grands verres pleins de mousse de lait, pas d’autres fantaisies (comme dans un cappuccino), pas d’ingrédients supplémentaires. Mais combien de ml dans un espresso ? Environ 25 ml – au-delà, vous obtiendrez une boisson beaucoup trop foncée, indigne du nom de flat white. Mais comment obtenir cette mousse de lait parfaite et fluide ? Malheureusement, il faut le bon équipement et suffisamment de temps – entraînez-vous jusqu’à épuisement !
Le goût du flat white : est-il vraiment différent de celui du cappuccino ?
Si vous tenez compte de ce qui précède, il y a effectivement une différence entre un cappuccino et un flat white. Les grains de café ou d’espresso utilisés peuvent varier, ce qui donne bien sûr un goût différent. Mais la plus grande différence se mesure en centimètres – ou plutôt en millimètres, dans ce cas.
Le « blanc australien » a une mousse plus fluide qui s’étale à plat dans la tasse, tandis que le lait moussé d’un cappuccino est bombé et plus ferme. Cela ne change pas énormément le goût en soi, mais donne une sensation différente en bouche.
Je ne comprends donc pas vraiment pourquoi tout le monde est soudainement CONTRE le cappuccino et pourquoi le flat white est soudain la boisson du moment.
N’est-ce pas simplement une astuce marketing ingénieuse pour vendre à nouveau (presque) la même boisson dans un nouvel emballage branché ? Pour que tout le monde se sente soudain complètement tendance en commandant un « flat white » – avec l’accent australien en prime ? Ne serait-il pas plus judicieux d’appliquer à nouveau les mêmes normes de qualité au cappuccino, pour créer un délicieux duo capable de satisfaire tous les goûts ?